Sommaire
Prise en charge de la douleur
Contexte et définition
Dans le cadre du Plan Cancer, la mesure 42 prévoit le développement des soins de support et insiste notamment sur le développement de la prise en charge de la douleur et de la psycho-oncologie.
Ce développement doit s’inscrire en complémentarité de la mesure 43 du plan cancer concernant les soins palliatifs et des programmes nationaux soins palliatifs et douleur. Il devra s’appuyer sur les organisations, institutions et acteurs existants. L’objectif est que toute personne, quel que soit l’endroit où elle se trouve, puisse bénéficier de soins de support et d’un accompagnement approprié.
A quel moment ?
Depuis le début de la prise en charge (dispositif d'annonce) et jusqu'à la fin de la vie.
Si l'on admet que ce sont les objectifs des projets de soins et les prises de décision en matière de traitements qui permettent de qualifier les différentes phases ou périodes d’une maladie grave :
« Est dénommée curative, la phase durant laquelle les soins et les traitements sont délivrés avec un objectif de guérison et de qualité de vie. »
« Est dénommée palliative, la phase durant laquelle les objectifs des soins et des traitements sont la prise en compte de la qualité de vie et, chaque fois que possible, l’obtention d’une réponse complète temporaire ou partielle, soit d’une stabilisation de la maladie (ordre de durée de quelques mois à quelques années). Cette phase comprend également la phase durant laquelle le décès est inévitable et proche. L’objectif des soins et des traitements est alors uniquement centré sur la qualité de la vie (d’une durée de l’ordre de quelques semaines à quelques mois).
Société savante
Société Française d'Etude et de Traitement de la Douleur
CHU - Hôpital Pasteur - Département Douleur
30, avenue de la Voie Romaine - BP 1069
06002 NICE cedex 1
Tél. : + 33-(0)4-92-03-79-46 / 06-87-44-30-97 / Fax. : 33-4-92-03-84-69
E-mail : sofradol@club-internet.fr / www.sfetd-douleur.org
Contact : Pascaline LAVALADE - Administrative assistant
Centre de ressources national
Centre National des Ressources Documentaires - CNRD
Hôpital Armand Trousseau
Pavillon Amiral Lacaze - Rez de Chaussée inférieur
26 Avenue Arnold Netter
75571 Paris Cedex 12
Tél. : +33 (0)1 44 73 54 21
Email : secretariat.cnrd@trs-hop-paris.fr / www.cnrd.fr
Références - Publications
I. Krakowski, F. Bourreau, R. Bugat, L. Chassignol, Ph. Colombat, L. Copel, M. Filbet, D. d'Hérouville, B. Laurent, N. Memran, J. Meynadier, M. G. Parmentier, P. Poulain, P. Saltel, D. Serain, J.-P. Wagner. Oncologie, volume 6-Numéro 1-Février 2004, Edition Springer
Plan d'amélioration de la prise en charge de la douleur 2006-2010.
Soins palliatifs
Contexte
Son développement s’inscrit dans le cadre du comité national de suivi du développement des soins palliatifs et de l’accompagnement de la fin de vie.
Son financement s’inscrit dans le cadre de la mesure 43 du plan cancer concernant les soins palliatifs.
Définitions
Définitions des soins palliatifs par ordre chronologique :
1. Définition donnée par l’OMS en 1990 :Les soins palliatifs sont des soins actifs, complets, donnés aux malades dont l’affection ne répond pas au traitement curatif. La lutte contre la douleur et d’autres symptômes et la prise en considération de problèmes psychologiques, sociaux et spirituels, sont primordiales. Le but des soins palliatifs est d’obtenir la meilleure qualité de vie possible pour les malades et leur famille.
De nombreux éléments des soins palliatifs sont également applicables au début de l’évolution de la maladie, en association avec un traitement anticancéreux.
Les soins palliatifs affirment la vie et considèrent la mort comme un processus normal, ne hâtent ni ne retardent la mort, procurent un soulagement de la douleur et des autres symptômes pénibles, intègrent les aspects psychologiques et spirituels dans les soins aux malades, offrent un système de soutien pour aider les malades à vivre aussi activement que possible jusqu’à la mort, offrent un système de soutien qui aide la famille à tenir pendant la maladie du patient et leur propre deuil ».
2. Définition rapportée dans un document traitant de « déontologie médicale et soins palliatifs » publié par le Conseil National de l’Ordre des Médecins en 1996 :
« les soins palliatifs sont les soins et l’accompagnement qui doivent être mis en œuvre toutes les fois qu’une atteinte pathologique menace l’existence, que la mort survienne ou puisse être évitée ».
3. Définition donnée par la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs - SFAP en 1996 :
« Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d'une maladie grave évolutive ou terminale.
Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. Les soins palliatifs et l'accompagnement sont interdisciplinaires.
Ils s'adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution.
La formation et le soutien des soignants et des bénévoles font partie de cette démarche.
Les soins palliatifs et l'accompagnement considèrent le malade comme un être vivant et la mort comme un processus naturel.
Ceux qui les dispensent cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables. Ils se refusent à provoquer intentionnellement la mort.
Ils s'efforcent de préserver la meilleure qualité de vie possible jusqu'au décès et proposent un soutien aux proches en deuil.
Ils s'emploient par leur pratique clinique, leur enseignement et leurs travaux de recherche à ce que ces principes puissent être appliqués ».
4. Définition adoptée en France dans la loi N° 99-477 du 9 juin 1999 :
« Les soins palliatifs sont des soins actifs et continus, pratiqués par une équipe interdisciplinaire, en institution ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage ».
5. Définition donnée par la Mission PMSI et le Programme national de développement des soins palliatifs en 2002 qui précise que :
les soins palliatifs et l’accompagnement concernent les personnes de tous âges atteintes d’une maladie grave, évolutive mettant en jeu le pronostic vital, en phase avancée ou terminale.
Ces personnes peuvent souffrir d’un cancer, d’une maladie neurologique dégénérative, du SIDA ou de tout autre état pathologique lié à une insuffisance fonctionnelle décompensée (cardiaque, respiratoire, rénale) ou à une association de plusieurs maladies.
Les soins prodigués visent à améliorer le confort et la qualité de vie et à soulager les symptômes : ce sont tous les traitements et soins d'accompagnement physiques psychologiques, spirituels et sociaux envers ces personnes et leur entourage ».
6. Définition de l’OMS en 2002 :
« Les soins palliatifs cherchent à améliorer la qualité de vie des patients et de leur famille, face aux conséquences d’une maladie potentiellement mortelle, par la prévention et le soulagement de la souffrance, identifiée précocement et évaluée avec précision, ainsi que le traitement de la douleur et des autres problèmes physiques, psychologiques et spirituels qui lui sont liés.
Les soins palliatifs procurent le soulagement de la douleur et des autres symptômes gênants, soutiennent la vie et considèrent que la mort est un processus normal, n’entendent ni accélérer ni repousser la mort, intègrent les aspects psychologiques et spirituels des soins aux patients, proposent un système de soutien pour aider les patients à vivre aussi activement que possible jusqu’à la mort, proposent un système de soutien pour aider les familles à faire face à la maladie du patient ainsi qu’à leur propre deuil, utilisent une approche d'équipe pour répondre aux besoins des patients et de leurs familles en y incluant si nécessaire une assistance au deuil, peuvent améliorer la qualité de vie et influencer peut être aussi de manière positive l’évolution de la maladie, sont applicables tôt dans le décours de la maladie, en association avec d’autres traitements pouvant prolonger la vie, comme la chimiothérapie et la radiothérapie, et incluent les investigations qui sont requises afin de mieux comprendre les complications cliniques gênantes et de manière à pouvoir les prendre en charge ».
7. Définition retenue par le groupe de travail ANAES en 2002 (Recommandations pour la pratique clinique : Modalités de prise en charge de l'adulte nécessitant des soins palliatifs) :
Les soins palliatifs sont des soins actifs, continus, évolutifs, coordonnés et pratiqués par une équipe pluriprofessionnelle. Ils ont pour objectif, dans une approche globale et individualisée, de prévenir ou de soulager les symptômes physiques, dont la douleur, mais aussi les autres symptômes, d'anticiper les risques de complications et de prendre en compte les besoins psychologiques, sociaux et spirituels, dans le respect de la dignité de la personne soignée.
Les soins palliatifs cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables et se refusent à provoquer intentionnellement la mort. Selon cette approche, le patient est considéré comme un être vivant et la mort comme un processus naturel. Les soins palliatifs s'adressent aux personnes atteintes de maladies graves évolutives ou mettant en jeu le pronostic vital ou en phase avancée et terminale, ainsi qu'à leur famille et à leurs proches.
Des bénévoles formés à l'accompagnement et appartenant à des associations qui les sélectionnent peuvent compléter, avec l'accord du malade ou de ses proches, l'action des équipes soignantes ».
A quel moment ?
Les soins palliatifs s’intègrent dans la dynamique des soins de support à différents moments de l’évolution des maladies graves :
En premier lieu, en phase palliative dénommée « terminale » c'est-à-dire quand il n’y a pas ou plus de traitements spécifiques de la maladie causale (conception initiale des soins palliatifs dans les années 60. Ordre de durée de quelques semaines à quelques mois.
Cette phase comprend la période d’agonie dont l’ordre de durée est de quelques heures à quelques jours).
C’est principalement dans cette période qu’il y a recours aux structures fixes et/ou aux équipes mobiles de soins palliatifs avec la participation d’autres structures ou équipes fortement impliquées dans les soins de support (« douleur », « psychiatrie-psychologie », « accompagnement social », « nutrition », « réadaptation », …).
En second lieu, en phase palliative dénommée « initiale » ; phase durant laquelle des traitements spécifiques sont encore appliqués avec l’objectif d’une réponse complète temporaire et/ou partielle, d’une stabilisation de la maladie et/ou d’une amélioration de la qualité de vie (ordre de durée de quelques mois à plusieurs années).
Société savante
Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs
106, avenue Emile Zola, 75015 PARIS
Tel : 01 45 75 43 86 – Fax : 01 45 78 90 20
E-mail : sfap@sfap.org / www.sfap.org
Centre de ressources national
Association François-Xavier Bagnoud
6 avenue du professeur André Lemierre (2ème étage à gauche)
75980 Paris cedex 20
Tél : 01 49 93 64 40 / Fax : 01 49 93 64 41
E-Mail : cdrnfxb.contact@croix-saint-simon.org / www.croix-saint-simon.org
Références - Publications
Psycho-oncologie
Contexte et définition
Dans le cadre du Plan Cancer, la mesure 42 prévoit le développement des soins de support et insiste notamment sur le développement de la prise en charge de la douleur et de la psycho-oncologie.
« Accroître la possibilité de recours pour le patient à des consultations psycho-oncologiques de soutien »
La psycho-oncologie a pour objet la prise en compte des dimensions psychologiques, psychiatriques, comportementales, familiales et sociales en relation à un cancer. C’est une composante de la multidisciplinarité du soin en cancérologie. Son développement, relativement récent, répond essentiellement à la nécessité de prévenir et traiter les répercussions négatives de la maladie cancéreuse sur le psychisme du patient et de son entourage, mais aussi d’aider le patient à rester lui-même et à garder sa liberté de décision, en proposant un accompagnement adapté aux besoins de la personne malade et de ses proches. Elle intervient auprès du patient mais aussi de sa famille. Elle tient compte des effets neuro-psychologiques de la maladie et/ou des traitements, mais aussi des conséquences sur les modes de vie, de penser, les relations aux autres…
La psycho-oncologie est exercée par des psychiatres et des psychologues auprès des personnes atteintes de cancer, pendant le traitement et après (s’intéressant à la réinsertion, au devenir, aux séquelles éventuelles). Elle peut aussi aider à prendre en charge des comportements à risque, ou à accompagner des démarches de prévention comme en oncogénétique
A quel moment ?
Les raisons de consulter un psychologue et un psychiatre peuvent être nombreuses. A simple titre indicatif, citons les plus fréquentes :Il peut s’agir, pour le patient :
- d’un désir de parler de la maladie avec un autre interlocuteur qu'avec ses proches, même s’ils sont très soutenants ;
- du sentiment d’une perte de ses repères habituels, de questions sur ses choix de vie, sur sa situation globale ;
- de la peur de ses propres réactions face à la maladie et de celles des autres ;
- de la difficulté à accepter les traitements et leurs effets secondaires éventuels ;
- du sentiment de mal-être, de la perception d’un désarroi ou d’un sentiment de détresse psychologique ;
- des fluctuations de l'humeur et des troubles du sommeil ;
- de la persistance d’idées noires, de l’envie de tout laisser tomber ;
- d’un doute sur l'opportunité d'un traitement psychotrope, notamment antidépresseur ;
- des difficultés à communiquer, d’un sentiment d'être coupé des autres et incompris ;
- des difficultés à parler de la maladie à ses proches, notamment à ses enfants ;
- de la perturbation des relations familiales, sociales (" le regard des autres ", la difficulté à se situer après la maladie...).
Pour l’entourage :
Il s’agit le plus souvent de difficultés de communication avec le malade, dans le soutien qu’on lui apporte.
Tous ces éléments et bien d’autres encore, que nous n'avons pas énumérés, peuvent ponctuer la traversée de la maladie et l’après traitement.
Ils sont nécessaires, suffisants et légitimes, pour demander ne serait-ce qu'une fois l'avis d'un tiers professionnel comme un psychologue ou un psychiatre. Ceci n’implique pas forcément la nécessité d’un suivi durable.
Le moment de consulter est d’abord et avant tout celui que le patient choisit pour cela. Différentes raisons peuvent freiner ce moment. Certaines sont les réticences bien connues quant aux métiers « psys » (image de la folie, de la maladie mentale, qui ici se redoublerait de la maladie cancéreuse ; réticence aussi à un suivi psychologique qui s’étalerait sur plusieurs années… ; mais aussi vécu de la consultation en psycho-oncologie comme un signe de faiblesse, dans l’idéologie malheureusement dominante du courage, de la lutte et du « se battre » contre le cancer) ; d’autres sont plus individuelles et se tiennent dans le décalage entre le fait de ressentir de la souffrance et demander de l’aide.
Pour franchir ce pas de la demande d’aide, il faut un temps – parfois très court, souvent plus long, mais propre à chacun. Ce qui fait que la consultation en psycho-oncologie ne se prescrit pas, pas plus qu’elle ne s’impose. Elle se propose, toujours signe de l’intérêt qu’on porte pour celui qui souffre, et dans le souci de l’aider au mieux.
Forme d'aide
Les modalités d’interventions psychothérapiques auprès des patients sont de nature diverse. Elles se caractérisent par les techniques employées (cadre théorique) et les modalités d’application (individuelles ou de groupe). Un soutien psychothérapeutique, même bref, repose sur l’utilisation de techniques ou d’un cadre précis, et doit être différencié d’un simple soutien relationnel. Celui-ci fait partie de la relation du patient avec l’ensemble des professionnels de santé et peut également être apporté par les proches du patient. Si un soutien psychologique est nécessaire à l’ensemble des patients, ce simple soutien relationnel suffit souvent : ainsi la prise en charge psychothérapeutique ne concerne que certains d’entre eux. Les indications de telles prises en charge dépendent de l’intensité de la détresse, de la demande du patient et des possibilités de soutien spécialisé.
L’objectif de ces prises en charges psychothérapeutiques est de réduire la détresse émotionnelle et de favoriser l’ajustement à la maladie tant du patient que de son entourage. Il existe différentes techniques, l’orientation vers l’une ou l’autre dépendant en théorie des différentes indications ainsi que des attentes et des demandes des patients. En pratique aujourd’hui, c’est surtout la disponibilité et la formation préférentielle du psycho-oncologue qui déterminent le type de prise en charge.
On reconnaît deux grands courants :
Les psychothérapies d’inspiration psychanalytique
Ces approches se focalisent essentiellement sur les facteurs psychologiques et/ou existentiels en lien avec le diagnostic, l’évolution de la maladie, les pertes et les deuils qui les accompagnent. Elles reprennent les concepts psychanalytiques mais dans un cadre d’intervention plus souple que le traditionnel cadre de l’analyse. Elles peuvent permettre d’utiliser les affects mobilisés pour résoudre des conflits préexistants, font une place, dans le traitement des symptômes, à l’histoire du patient dans ses dimensions consciente et inconsciente, et peuvent être fréquemment utilisées dans un contexte de crise où l’angoisse (de mort, de perte…) est majeure. Ces psychothérapies sont le plus souvent utilisées sous forme individuelle, mais les références psychanalytiques sont également employées pour soutenir l’animation de groupes de soutien et de parole, dont les thématiques peuvent être diverses (groupe de patients, de proches, groupes d’enfants de parents malades…).
Les techniques cognitives et comportementales
Plus récemment développées en France, ces méthodes sont focalisées sur les symptômes des patients et s’appuient sur les cognitions (les pensées) et les comportements. Il importe de distinguer parmi ces techniques :
les thérapies cognitivo-comportementales : prises en charge psychothérapeutiques structurées (avec un ordre et un nombre de séance pré-défini), orientées sur les situations problèmes (image de soi, difficulté familiale, fatigue, douleurs, peur de la récidive…). Elles utilisent des outils comme la restructuration cognitive, la résolution de problème, le jeu de rôle, associés à certaines méthodes corporelles comme la relaxation. Elles nécessitent un échange actif entre le patient et le thérapeute. Elles requièrent une évaluation régulière du patient et de ses difficultés (utilisation d’échelles et de questionnaires avant et après la thérapie). Elles peuvent être utilisées en individuel ou en groupe, favorisant ainsi le soutien groupal, l’apprentissage mutuel et le sentiment d’efficacité.
les approches psycho-éducationelles, qui s’inspirent du modèle précédent mais sont focalisées sur l’information et l’éducation. Elles concernent potentiellement un plus large public. L’objectif est d’aider le sujet à acquérir une meilleure connaissance de sa maladie afin de s’ajuster au mieux. Ces approches associent une information sur la maladie et ses traitements, une éducation à la gestion du stress et des émotions, ainsi que le nécessaire soutien émotionnel au patient. Elles sont le plus souvent utilisées en groupe, et peuvent impliquer outre un psycho-oncologue un intervenant paramédical ou médical formé.
Société savante
Société Française de Psycho-Oncologie
76 rue Marcel Sembat
33323 Bègles cedex
Tel : 05 56 20 14 72
E-mail : sfpo@comm-sante.com / www.sfpo.fr
Contact : Sonia Bousbiat
Autres liens
- International Society of Psycho-Oncology (IPOS) : www.ipos-society.org
- Revue Francophone de Psycho-Oncologie, 4 numéros par an : www.springerlink.com
Nutrition
Diététicien : Professionnel de Santé, expert en Alimentation et Nutrition
Contexte et définition
Le diététicien est un auxiliaire médical, rééducateur de santé spécialisé en nutrition. Son métier est réglementé dans le Code de la Santé Publique sous le titre VII du livre III (I4ième partie). La loi 2007-127 du 30 Janvier 2007 définit l’exercice de la profession, crée un Diplôme d’Etat de Diététicien et oblige à l’enregistrement du diplôme pour avoir le droit d’exercer. Le titre de diététicien était protégé depuis le 17 Janvier 1986 par la loi 86-76.A quel moment ? Un seul métier, plusieurs champs d'activités !
Activité en libéral
A qui s’adresse-t-il ?- à tous ceux qui souhaitent équilibrer leur alimentation et en particulier les femmes enceintes ou allaitantes, les enfants, les personnes âgées, les sportifs, etc….
- aux personnes qui nécessitent un suivi diététique personnalisé, notamment en cas de surpoids, diabète, cholestérol, pathologie digestives,….
- Aux personnes dont le mode de vie nécessite une adaptation du rythme ou de la composition des repas
- Aux collectivités comme conseil et formateur en matière de menus et d’hygiène, aux organismes privés, en tant que consultant en nutrition et hygiène.
Que fait-il ?
Le diététicien reçoit des patients adressés par un médecin ou venus de leur propre initiative en consultation individuelle.
- il établit un diagnostic diététique
- il adapte l’alimentation aux besoins et au mode de vie de chacun
- il explique et commente les principes diététiques à l’origine de ses recommandations
- il donne des conseils pratiques afin de concilier santé et plaisir de la table
- il ajuste les programmes alimentaires lors d’entretiens réguliers afin d’amener le patient à acquérir une certaine autonomie
Activité en restauration collective :
A qui s’adresse-t-il ?A toute personne, consommateur et/ou décideur, concerné par la restauration collective :
- aux diverses populations : enfants en crèche ou scolarisés, adultes, personnes âgées à domicile ou en institution, personnes handicapées,….
- Aux partenaires : parent, enseignants, élus, responsables de diverses institutions (écoles, centres de loisirs, maisons de retraite, centres pour handicapées, etc…..)
Au carrefour de l’élaboration des menus, des achats, de la fabrication et du service des repas,
- il est le référent en matière de Nutrition et de Sécurité Alimentaire
- il veille à l’application de la législation et des textes réglementaires en matière de nutrition
- il est l’interlocuteur privilégié entre les différents partenaires (responsable de restauration, cuisinier, inspecteur vétérinaire, consommateur,….)
- il intervient auprès de différents publics dans des actions d’information et d’éducation nutritionnelle
- il s’adapte aux contraintes budgétaires et environnementales
- il participe à la mise en place de démarche qualité
Activité en établissement de santé :
A qui s’adresse-t-il ?à l’ensemble des patients dans le cadre de l’alimentation générale
- aux personnes hospitalisées ou consultants ambulatoire qui nécessitent un soin diététique personnalisé
- aux différentes catégories de consommateurs de l’établissement : personnel, accompagnant, crèche, etc…..
Le diététicien est un élément moteur de la politique alimentaire et nutritionnelle de l’établissement et de son évaluation.
- Il est le garant de l’équilibre et de la qualité nutritionnelle, sanitaire et gustative de la prescription alimentaire générale et des régimes spécifiques par pathologie.
- Il exerce ses fonctions auprès des patients en liaison avec d’autres professionnels de santé.
- Il établit un diagnostic diététique qui conduit à l’élaboration de la stratégie nutritionnelle.
- Il mène des actions d’éducation et de prévention individuelles et collectives.
- Il anime des programmes de formation, d’information, de communication et de recherche clinique
- Il optimise l’offre alimentaire par sa connaissance des impératifs règlementaires, économiques et organisationnels.
- Il travaille en coopération avec tous les acteurs du circuit alimentation-nutrition.
Cet acte :
- est un soin complexe associant éducation et rééducation
- s’inscrit dans une suite d’actions organisées, pour assurer un soin de qualité et répondre aux exigences réglementaires de sécurité et de traçabilité
- s’appuie sur un partenariat avec les soignants médicaux et paramédicaux.
La démarche diététique prend en compte les besoins nutritionnels et les attentes du patient. S’inscrivant dans le temps et la durée, elle se décline en 4 étapes :
Initiation de la prise en charge
- La demande d’intervention diététique
- Le recueil de données
- L’enquête alimentaire
- Le bilan diététique écrit pose le diagnostic diététique
Mise en place de la stratégie diététique
- Formalisation du diagnostic diététique : analyse des données, intègre le projet personnel du patient, formalise les objectifs de soins traduits en actions planifiées dans le temps.
- Prescription diététique : permet de traduire en aliments les apports prescrits en nutriments, de préciser la nature quantitative et qualitative des aliments, établir la répartition journalière des aliments, prévoir éventuellement des compléments nutritionnels adaptés.
Evaluation et suivi des interventions
- L’évaluation porte sur les objectifs nutritionnels thérapeutiques et éducatifs , l’autonomie, la qualité de vie et la satisfaction du patient
- Le suivi consiste à analyser en permanence les conditions du déroulement des actions et l’atteinte des objectifs sur toute la période de prise en charge : évaluation et suivi de l’objectif nutritionnel, de la consommation réelle du patient, de l’objectif thérapeutique, de l’objectif éducatif, de la satisfaction du patient .
- Préparation du retour à domicile ou vers une structure d’accueil
- Etape importante qui clôture la démarche de soin nutritionnel, qui précise les modalités de suivi et assure la continuité de la prise en charge diététique.
Sociétés savantes
AFND : Association Française des Diététiciens-Nutritionnistes www.afdn.org
EFAD : European Federation of the Associations of Dieticians www.efad.org
ICDA : International Confederation of Dietetic Associations www.internationaldietetics.org
SFN : Société Française de Nutrition www.sf-nutrition.org
SFNEP : Société francophone Nutrition Clinique et Métabolisme www.sfnep.org
ESPEN : European Society of Parenteral and Enteral Nutrition www.espenblog.com
CFGN : Club Francophone de Gérontologie et Nutrition
http//mapage.noos.fr/cfgn/accueil.html
Centre de ressources national
L’AFDN (ADLF)
L’Association de Diététiciens de Langue Française (ADLF) a été créée en 1954 par les diététiciens issus des premières promotions. Depuis octobre 2008, l’ADLF s’appelle l’Association Française de Diététiciens Nutritionnistes.
Elle est la seule Association en France à réunir toutes les orientations professionnelles des diététiciens (établissements de santé, libéral, collectivités territoriales, industries agro-alimentaires,…). Elle compte à ce jour 2500 adhérents
L’association française des Diététiciens Nutritionnistes (AFDN) regroupe les diététiciens de France autour d’un projet associatif ayant pour objectifs de :
- fédérer et représenter tous les diététiciens
- affirmer le diététicien comme acteur de santé professionnel expert en alimentation et nutrition
- représenter le diététicien auprès ds sociétés savantes et des différentes institutions
- accompagner le diététicien dans l’évolution de la profession .
Références - Publications
Recommandations nationales édités par l’AFDN
SOR édités par la FNCLCC
Consensus Européens édités par L’ESPEN
Référentiels Nutrition ONCOLOR-ONCORA
Et toutes publications faites par les sociétés ressources ci-dessous :
| Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments | AFSSA | 27/31 Avenue du Général Leclerc BP 19 - 94701 Maisons- Alfort | VANRULLEN Isabelle MOUILLE Béatrice |
| Institut Européen d'Histoire de l'Alimentation | IEHA | 12, rue Etienne Pallu, 37000 Tours | MARION Christophe |
| Réseau National Alimentation Recherche Cancer | NACRE | INRA, LNSA, 78352 Jouy en Josas Cedex | MARTEL Paule |
| Société Française de Nutrition | SFN | Domaine de Vilvert 8352 Jouy-en-Josas | LAKEN Denis |
| Association de Langue Française pour l'Etude du Diabète et des Maladies Métaboliques | ALFEDIAM | 58, rue Alexandre Dumas 75544 - Paris Cedex 11 | SLAMA Gérard |
| Société Scientifique d'Hygiène Alimentaire | SSHA | 16A, rue de l'Estrapade 75005 - Paris | THONNAT Jean.Luc |
| Institut Français pour la Nutrition | IFN | 71, Avenue Victor Hugo 75116 - Paris | LAPLACE Jean Paul |
| Association Française des Diététiciens Nutritionnistes | AFDN (ADLF) | 35, Allée Vivaldi 75012 - Paris | Parmentier Isabell |
| Association des Chimistes, Ingénieurs et Cadres des Industries Agricoles et Alimentaires | ACIA | 1, Avenue des Olympiades 91744 Massy Cedex | BOCQUERY Jean Marie GUERIN Bernard |
| Groupe d'Etudes et de Recherches sur la Malnutrition | GERM | 23, rue du Bourgtheroulde 76460-St Valery en Caux | LEMONNIER Daniel |
| Société Francophone de Nutrition Entérale et Parentérale | SFNEP | Service de gastroentérologie et nutrition Pôle Digestif Hôpital de l'Archet BP 3079 06202 NICE cedex 3 | HEBUTERNE Xavier |
| Association pour la Prévention des Maladies de la Nutrtion | APMN | Hopitâl de la Trinité, Rue Eugène Fatier 97220 La Trinité Martinique | GUILLOTEAU Paul LIN Lucien |
| Groupe Lipides et Nutrition | GLN | 118, Avenue Achille Peretti 92200 Neuilly sur Seine | GUY GRAND Bernard |
| Association Française d'Etudes et de Recherches sur l'Obésité | AFERO | 15 rue de l'Ecole de médecine, 75270 Paris Cedex 06 | LARUE- ACHARIOTES Christian |
Ces données sont extraites de deux plaquettes éditées par l’AFDN (Association Française des Diététiciens Nutritionnistes (disponibles sur le site) :
- DIETETICIEN : Professionnel de Santé, expert en Nutrition
- Recommandations pour la prise en charge individuelle diététique en établissement de santé
Proximologie
Contexte et définition
La proximologie vise à accroître et améliorer l’état des connaissances sur l’entourage du patient.
Le couple malade - famille
- C’est une nécessité dans toute pathologie chronique
- Retentissement de la maladie sur les proches
- Retentissement sur le malade de l’attitude de son entourage familial
- Élément fondamental de la qualité de vie
Les grandes études réalisées
- 2000 : études des familles de 5 générations
- 2001 : Étude COMPAS : conjoints et malade parkinson
- 2002 : conjoints de patients dialysés ou greffés (qualité de vie)
- En cours Etude FACE conjoints de malades atteintes de cancer du sein
Le but des études
- Évaluer le stress des familles par rapport à la maladie chronique
- Appréhender l’information des proches
- Mesurer le lien avec les professionnels de santé
- Retrouver l’implication des familles dans l’aide aux soins
La loi du 4 avril 2002
« en cas de diagnostic ou de pronostic grave, le secret médical ne s’oppose pas à ce que la famille, les proches de la personne malade reçoivent les informations nécessaires, destinées à leur permettre d’apporter un soutien direct à celle-ci, sauf opposition de sa part »
SOS Entourage
Un SOR (Standard Options Recommandations) Patient, coordonné par la FNCLCC (Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer), avec la participation d’experts des secteurs publics et privés, des sociétés savantes et des usagers, porte sur : "Vivre auprès d’une personne atteinte de cancer".
Il est téléchargeable sur le site de la FNCLCC et de www.proximologie.com.
Application dans un réseau Ville-Hôpital
Accord du patient et de sa famille
- 1er point de la liste faisabilité
- Le refus de la famille = non intégration dans le réseau
- Nécessité d’informations claires
- Repérer le référent familial
La famille est le premier soignant
- C’est la famille choisie par le malade
- Elle assure la continuité des soins en appelant l’acteur utile au malade, ou en organisant ses passages systématiques
- Elle assure une permanence d’accompagnement épuisante et stressante
- Développer l’écoute et la cohérence des acteurs
Une réflexion éthique
"Face à la durée : le soutien des familles"
Nicole Landry-Dattée, psychologue clinicienne, unité de psychiatrie, Dr Evelyne Pichard-Léandry, Institut Gustave-Roussy (Villejuif), In Espace éthique, la lettre 9-10-11, automne-hiver 1999/2000, p.40-42
Réfléchir de façon éthique à ce que vit une famille confrontée à une phase terminale qui dure, nous semble tout à la fois une gageure et une nécessité. Une gageure dans la mesure où toute famille est unique et singulière et qu’il n’y a de réponse qu’individuelle. Une nécessité parce que cette confrontation à la mort est universelle.
« C’est trop long… », quand « on n’en peut plus », quand « on ne supporte plus »... À partir de quand les familles ne supportent-elles plus ? Là encore, cela varie selon chaque situation, chaque famille.
Notion de dégradation physique : ils expriment plus ou moins clairement les fantasmes que leur évoquent de tels changements.
Le malade ne peut plus s’alimenter : on peut donner quelque chose de “bon”, qui est reçu comme tel ; faire quelque chose pour qu’il se porte mieux et continue à vivre.
« Que puis-je faire pour l’aider ? », comme si le “faire” redonnait un peu de maîtrise de la situation.
L’entourage attribue sa propre souffrance au patient et voudrait qu’une mort rapide l’en délivre au prix d’une grande culpabilité qui parfois complique le travail du deuil. Cela n’est pas forcément le souhait du patient : « Je me couche encore chaque nuit avec l’espoir d’atteindre au matin », comme l’exprime Hadrien. Mais, psychiquement, mieux vaut être coupable qu’impuissant…
Le “faire” se substitue à l’“être”. Et pourtant “être-là” aide beaucoup le malade. Cela renvoie à la difficulté de la continuité relationnelle face à quelqu’un que l’on ne reconnaît plus physiquement.
Quel soutient de la part des soignants ? Quelques erreurs à éviter.
La priorité est de soulager la douleur du patient.
Aider les familles à verbaliser.
Favoriser le maintien de la relation et permettre de renouer une communication qui donne à nouveau sens et humanité à la situation.
Se soucier des enfants.
Soutenir les familles dans l’organisation concrète et la communication avec eux.
Permettre que “l’essentiel se vive” et atténuer ainsi la violence de la séparation.
Aménager ce temps, c’est poser les jalons qui favorisent le travail du deuil des proches et en prévenir les pathologies. “Ce qui se fait sans respecter le temps, le temps ne le respectera pas.”
La proximologie s’intègre dans les valeurs de l’AFSOS
- Une vision de spécialité pleinement assumée, assez large pour englober les soignés, leurs proches et les soignants ;
- les proches font partie de la démarche palliative que l’AFSOS entend promouvoir dans les structures d’Oncologie et d’Hématologie : respect du confort du patient, qualité de l’information, soutien pendant la maladie ;
- pour le sens de l’accompagnement, notamment à domicile, associer les familles au programme de soin est une nécessité
Références - Travaux menés
Ph. TRAVADE et col. : "Attente des patients et des familles concernant l’intégration des familles dans le soin".
But : "Projet d’intégration des familles et prise en charge des patients atteints d’hémopathies malignes" (FDF) équipe d’hématologie, USP et service de soins de suites.
- Améliorer le vécu hospitalier
- Atténuer la rupture « domicile-hôpital »
- Faciliter l’accompagnement et le travail de deuil
Moyens :
- Enquête auprès des patients (21) et des familles (23)
- Réflexions menées par les patients et les familles après de longues hospitalisations
Résultats :
- 100% des patients et des familles sont favorables à l’implications des familles dans les soins
- Pour 2 patients sur 3, le conjoint est choisi comme référent
- Cette implication varie selon le degré de technicité, le respect de l’intimité et la conservation de l’autonomie
- L’offre de la famille est en général supérieure à la demande du patient
Conclusions :
- Préparation progressive à l’évolution de la maladie, réinscription dans un parcours commun pour le malade et pour les proches, redonner une dignité au patient
- Limites : épuisement familial, gérer les situation de tension entre patient-famille et soignants.
- Enquête, étape indispensable pour que l’étude adhère à la réalité des besoins et des demandes des patients.
A. SUC , M. VIGNES et col. : "Le deuil des familles en pédiatrie"
Enquête auprès des familles ayant perdu un enfant (afin de créer un livret d’informations destiné aux familles sur l’accompagnement et les SP adapté à l’onco-hémato) en cours.
Courrier aux parents dont un enfant était décédé (10 ans) : plus de 80% de réponses
Propose un entretien avec un binôme médecin onco et psy ou IDE
Les résultats :
- Apprécient de ne pas avoir été oubliés
- Regrettent de ne pas avoir été contactés juste après le décès
- Certains expriment encore des sentiments d’injustice et de colère
- D’autres ont reconstruit un projet de vie
- Questions d’ordre médical encore ressassées
- Difficultés de l’existence « d’après »
- Difficultés dans les relations avec les amis ; les grands parents..
- Certains se sentent »montrés du doigt du fait d’avoir perdu un enfant.
En pratique :
- Recevoir régulièrement les familles
- Garder un lien par courrier ou par téléphone
- Permet aux familles de mieux se détacher de l’hôpital qui a été surinvesti pendant des mois
- Si la psychopathologie du deuil doit pour les psychanalystes être travaillée sur un mode individuel, dans la clinique quotidienne le deuil est celui du groupe.
R. SCELLES : "Impact du décès d’un enfant sur ses frères et soeurs"
Importance de la fratrie dans la construction psychique et impact du décès d’un enfant sur ses frères et sœurs.
Méthode : analyse de cas d’enfants malades suivis par la psychologue et d’entretiens semi-directifsde recherche, réalisés auprès de frères et soeurs
Les résultats :
- Frères et sœurs « oubliés » pendant la maladie
- Attention focalisée sur la douleur parentale
- Les enfants masquent ce qu’ils ressentent, voire se sentent coupables de ce décès
- Impossibilité d’évoquer émotions et questions de la part de ces enfants = effets pathologiques
- Comment un enfant gère psychiquement un traumatisme familial
- Impact du lieu de décès sur ce travail
- Mise en place de mesures préventives et de soutien en direction des frères et sœurs, surtout en leur permettant de parler des émotions soulevées chez eux et chez leurs parents, par ce décès (plus important que l’information sur la maladie)
Art-thérapie
Contexte et définition
Art-thérapie : définition de la discipline
“L'Art-thérapie est l'exploitation du potentiel artistique dans une visée humanitaire et thérapeutique” (d'après les enseignements universitaires de la discipline : Tours, Poitiers, Grenoble et Lille). Cadre professionnel : l'art-thérapeute est sous l'autorité médicale dans le secteur sanitaire, ou sous l'autorité administrative de l'institution dans le secteur social (cf. code de déontologie art-thérapeutique, article 9).
L'Art-thérapie est aujourd'hui considérée par les professionnels comme un métier aligné sur les professions paramédicales officielles.
Le label Afratapem s’impose comme une référence internationale de la profession.
Mission générale de l'art-thérapeute
L'art-thérapeute doit être capable de :
- proposer une discipline paramédicale complémentaire et originale dans un cadre sanitaire ou social, avec des méthodes et moyens spécifiques et répondre à une déontologie relative aux professions paramédicales officielles,
- mettre en place des stratégies thérapeutiques adaptées,
- proposer et exploiter des activités artistiques adaptées au public concerné en accord avec le protocole thérapeutique,
- rédiger des bilans thérapeutiques et des rapports administratifs,
- participer aux synthèses paramédicales, médico-sociales…
- évaluer son travail et faire part de ses résultats aux responsables.
Dans certains cas, l'art-thérapeute peut être amené à organiser une présentation des productions réalisées par les patients (expositions, spectacles…).
Cette activité devra se faire en accord avec le projet thérapeutique, la réglementation relative au droit d'auteur et toujours dans le respect du patient.
A quel moment ?
« S'il est vrai que l'Art et le soin sont associés depuis les temps les plus anciens de l'humanité, il faut bien admettre que c'est avec le XXème siècle qu'un intérêt purement médical apparaît. » (Congrès international « Art et Médecine : la Recherche », 1992, Tours).
1976
Création de l'Association Française de Recherches et d'Applications des Techniques Artistiques en Pédagogie Et Médecine.
Un intérêt est porté à l'activité artistique comme modalité singulière d'intervention thérapeutique et d'analyse dans le processus de soins.
1986
Une distinction entre « psychothérapie à support artistique » et Art-thérapie est mise en relief lors du congrès international de Limoges.
L'idée d'art opératoire trouve sa place en Art-thérapie.
L'idée développée par l'AFRATAPEM est dénommée officieusement École d'Art-thérapie de Tours par la communauté scientifique.
1988
A partir des travaux de l'AFRATAPEM : création du premier Diplôme Universitaire d'Art-thérapie en France (U.F.R. Médecine Tours).
2002
Devant l'importance internationale que prend l'AFRATAPEM, l'enseignement tourangeau est dénommé officiellement École d'Art-thérapie de Tours par le Conseil d'Administration de l'AFRATAPEM.
2003
Collaboration AFRATAPEM - Paris 1 Sorbonne.
2005
A partir des travaux de l'École d'Art-thérapie de Tours - AFRATAPEM : création d'un second Diplôme Universitaire à la Faculté de Médecine et de Pharmacie de Poitiers.
2006
30ème anniversaire de l'AFRATAPEM : Congrès International d'Art-thérapie (700 participants), sous le haut patronage du Ministre de la Culture et de la Communication.
2007
Cycle national de conférences à l'occasion de la sortie des actes du Congrès International d'Art-thérapie, aux éditions Elsevier Masson.
2008
A partir des travaux de l'École d'Art-thérapie de Tours - AFRATAPEM : création des Diplômes Universitaires aux Facultés de Médecine Grenoble et de Lille.(UCL)
Société savante
Association Française de Recherches & Applications des Techniques artistiques en Pédagogie et Médecine (AFRATAPEM )
Centre de ressources national
Facultés de Médecine de Tours, Lille, Poitiers, Grenoble.
Références - Publications
Repère Métier (www.art-therapie-tours.net)
FORESTIER R., Tout savoir sur l'Art-thérapie, éd Favre, 2008, 5ème édition.
FORESTIER R., Regard sur l'art, ed See you soon, 2006
COLLECTIF, l'évaluation en Art-thérapie : pratiques internationales, ed Elsevier, 2007
COLLECTIF, annales du congrès "Art et Médecine" Novembre 2007.
Socio-esthétique
Contexte et définition
C’est un ensemble de soins esthétiques prodigués aux personnes fragilisées par la maladie.
Ces soins favorisent le processus de guérison par la communication, le mieux-être, le confort du patient dans le cadre d’une meilleure qualité d’hospitalisation.
La socio-esthétique répond à un besoin de restauration de l’image de soi pour les personnes ayant subi des traitements pouvant porter atteinte à leur intégrité corporelle.
Le partenariat avec toute l’équipe soignante est primordiale.
A quel moment ?
La maladie fragilise le corps et l’esprit de la personne, les traitements sont souvent lourds à supporter, une pause douceur et de détente, des conseils de beauté, de confort rassurent, améliorent le moral ; tout cela aide à maintenir son identité et retrouver l’estime de soi.
Ces soins sont proposés dans les services et souvent,en dehors de l’hôpital, dans les locaux de la ligue contre le cancer.
Organisme de formation
La socio-esthétique est une spécialisation homologuée en france depuis 1984.
Il faut avoir un diplome d’esthétique, faire une formation sur 10 mois environ pour passer une capacité de socio-esthétique. Avec cette formation, l’esthéticienne reçoit un enseignement pluridisciplinaire qui lui permet d’aborder une population et/ou des milieux qu’elle ne connaît pas. Elle devient travailleur social.
Seules, les personnes titulaires de l’examen probatoire du CODES peuvent prétendre à ce titre, présenté par le ministère de la santé et homologué par l’Etat.
Le C.O.D.E.S. (cours d’esthétique privé à option humanitaire et sociale)
Secrétariat général : 2 bd. tonnellé, 37044 TOURS Cédex 1
Tel. : 02 47 47 40 30/ Fax : 02 47 64 71 22
Références
Association Régionale Rhône-alpes12 bd de la croix rousse 69004 LYON
Présidente : Mme Mina CHEVROT
Tel. : 06 08 24 98 19
cabinetmassa@wanadoo.fr
Syndicat national des soci-esthéticiens(nes)
"Les jardins de cardamines" bat E
25 Av Sainte Lorette 06130 GRASSE
Présidente : Mme Claire NOUNES-HOURCADE Tel. : 06 88 56 64 45
Fédération nationale des socio-esthéticiens(nes)
28 Hameau de Russac 33400 TALENCE
Tel. : 06 20 83 66 25
danydubroc@wanadoo.fr
L’accompagnement social
Contexte et définition
L'assistant de service social exerce de façon qualifiée, dans le cadre d'un mandat et de missions spécifiques à chaque emploi, une profession d'aide définie et réglementée dans une diversité d'institutions, de lieux et de champs d'intervention.
Dans une démarche éthique et déontologique, il contribue à créer les conditions pour que les personnes, les familles et les groupes avec lesquels il travaille, aient les moyens d'être acteurs de leur développement et de renforcer les liens sociaux et les solidarités dans leurs lieux de vie.
Dans ce cadre, il agit avec les personnes, les familles, les groupes par une approche globale pour :
- Améliorer leurs conditions de vie sur le plan social, sanitaire, familial, économique, culturel et professionnel ;
- Développer leurs propres capacités à maintenir ou restaurer leur autonomie et faciliter leur place dans la société ;
- Mener avec eux toute action susceptible de prévenir ou de surmonter leurs difficultés.
L'assistant de service social à partir d'une analyse globale et multiréférentielle de la situation des personnes, familles ou groupes procède à l'élaboration d'un diagnostic social et d'un plan d'intervention conclu avec la participation des intéressés. Il contribue aux actions de prévention, d'expertise ainsi qu'à la lutte contre les exclusions et au développement social en complémentarité avec d'autres intervenants. Il initie, promeut, participe, pilote des actions collectives et de groupes dans une dynamique partenariale et d'animation de réseau en favorisant l'implication des usagers.
La diversité des secteurs d'emploi amène une pluralité de fonctions et d'activités des assistants de service social qui s'exerce par des moyens adaptés à l'intervention.
Au sein des établissements de soins, les assistants de service social ont pour mission spécifiques de conseiller, d'orienter et de soutenir les personnes accueillies et leurs familles, de les aider dans leurs démarches et d'informer les services dont ils relèvent pour l'instruction d'une mesure d'action sociale. Ils apportent leur concours à toute action susceptible de prévenir les difficultés sociales ou médico-sociales rencontrées par la population ou d'y remédier. Ils assurent également, dans l'intérêt des personnes, la coordination avec d'autres institutions ou services sociaux et médico-sociaux.
Dans le cadre de l’accompagnement social au domicile d’une personne malade du cancer, les modalités d’actions, de partenariats et de coordination médico-sociale de l’assistant de service social seront subordonnées à l’Institution sollicitée. Cette dernière sera fonction de la situation de la personne, de ses problématiques et de ses choix : Conseil Général, CCAS, organismes de protection sociale, HAD, services sociaux du travail, réseaux de soins, associations de patients, ...
Pour exemple, en hospitalisation à domicile (HAD), l’assistant de service social participe activement à la prise en charge globale du patient dans le cadre d’un projet thérapeutique personnalisé et au sein d’une équipe pluridisciplinaire.
Dans tous les cas d’intervention, l’efficience du travail social est fonction de la précocité de l’évaluation de la situation sociale de la personne malade et de la coordination entre le sanitaire et le social.
Société savante
ANAS (Association Nationale des Assistant(e)s de Service Social)
15 rue de Bruxelles 75009 Paris
E-mail : [Email]
IFSW (Fédération Internationale des Travailleurs Sociaux)
International Federation of Social Workers et International Association of Schools of Social Work, PO Box 6875, CH-3001 BERN, Suisse
www.ifsw.org
AProSSHeS (Association Professionnelle des Services Sociaux Hospitaliers et de la Santé)
Hôpital Necker-Enfants Malades 149 rue de Sèvres 75015 PARIS
www.ashopital.com
Références - Publications
- Décret n°2004-533 du 11 juin 2004 relatif au diplôme d'Etat et à l'exercice de la profession d'assistant de service social.
- Articles L411-1 à L411-5 du Code de l'action sociale et des familles règlementant la profession d’assistant de service social.
- Décret n°93-652 du 26 mars 1993 portant statut particulier des assistants socio-éducatifs de la fonction publique hospitalière.
- Code de Déontologie de l'ANAS du 28 novembre 1994.
- Recommandations concernant le « Service Social Hospitalier », AProSSHeS, Janvier 2006.
- Démarches sociales & cancer - Guide d’information et de dialogue à l’usage des personnes malades et de leurs proches, SOR Savoir Patient, FNCLCC - Ligue CC, juin 2004.
Rééducation fonctionnelle
Contexte et définition
Sous le terme de rééducation fonctionnelle doit être rapporté différentes professions : médecins de médecine physique et de réadaptation (MPR), kinésithérapeute, ergothérapeute, orthophoniste, neuropsychologue, psychomotricienne, infirmière, ortho-prothésiste, etc., qui ont pour objectif de prévenir et limiter toutes déficiences éventuelles, d’évaluer les capacités fonctionnelles et de suppléer les limitations, d’améliorer l’autonomie et la qualité de vie, dans une démarche globale et pluri-disciplinaire qui s’inscrit aisément dans les soins de support.
L’intervention de ces professionnels est le plus souvent celle des kinésithérapeutes dans les services mais d’autres interventions peuvent être envisagés par un partenariat avec les services de médecine physique et de réadaptation : possibilités de consultations ou de vacations médicales dans les unités de soins de support oncologiques - interventions d’unités mobile de MPR dans certains établissements hospitaliers, offrant une approche globale de prise en charge du patient (dimension physique, psychologique et sociale).
À quel moment ?
L’intervention d’un ou des professionnels de la rééducation peut être envisagée à tous les stades de la prise en charge : précocement en raison de douleurs (massages, physiothérapie, posture, immobilisation, ..), de déficiences (ergothérapie, installations, aides techniques, appareillage), en phase aigue, post-chirurgicale, de rééducation ambulatoire ou en services de soins de suite et réadaptation, et même en soins palliatifs.
Il est surtout important d’identifier les possibilités techniques de la part de l’équipe et de savoir solliciter les intervenants potentiels.
Il est important de pallier à la non-reconnaissance et la faible prise en compte du handicap au sens de la Classification Internationale du fonctionnement (CIF) en cancérologie
Société savante
Société Française de Médecine Physique et de Réadaptation
Centre de ressouces national
FEDMER : Fédération Française de Médecine Physique et de Réadaptation
COFEMER : Collège Français des Enseignants Universitaires de Médecine Physique et de Réadaptation
Références - Publications
- Référentiel : Critères de prise en charge en Médecine Physique et de Réadaptation – FEDMER – Chapitre « affections malignes – pathologies cancéreuses »
- Classification Internationale du Fonctionnement, du Handicap et de la Santé (CIF)

Composition des commissions